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lundi, 11 janvier 2016 15:50

Le tout est plus que la somme des parties

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Dans une région transfrontalière comme la nôtre, il est facile de faire une liste d’obstacles au développement économique conjoint. À titre d’exemple, posséder des systèmes de lois différents implique que les transactions commerciales entre territoires de la région peuvent être plus complexes, plus onéreuses et ralenties. Autre exemple, les différences  linguistiques et culturelles peuvent aussi être perçues comme des obstacles aux échanges.

Ces obstacles existent. Impossible de le nier. Les frontières, même si elles sont des lignes imaginaires, ne manquent pas d’imagination !

 

La chance, c’est que nous pouvons changer notre regard. Nous pouvons cesser de penser aux frontières entre nos territoires. Nous pouvons nous concentrer sur les contenus, sur les activités et sur les capacités qui résident dans ces territoires.

Lorsqu’on change notre regard, tout change.

À ce moment, on réalise une chose importante.  Il s’agit de la justesse de l’expression bien connue : « Le tout est plus que la somme des parties ».

Lorsqu’on fait l’effort de mettre ensemble des éléments en apparences éloignés. Lorsque l’on connecte ces éléments dans un « tout » cohérent. Tout à coup, l’effet multiplicateur, l’impact potentiel de ce « tout » dépasse l’impact que ces éléments peuvent générer même en les additionnant. Le tout est plus que la somme des parties.

Voici trois exemples simples pour en faire la preuve.

Prenons le cas du transport. Le simple fait de répertorier l’ensemble des ressources extraites et des produits manufacturés dans notre région ouvre de multiples occasions dans le domaine de la logistique. Oui, cela permet de mieux connecter ensemble des transporteurs qui œuvrent déjà sur le territoire. Mais c’est encore plus que ça. Cela  permet d’attirer des joueurs plus importants, qui jouent sur des plus vastes marchés et qui, en intervenant chez-nous, consolident notre base logistique en offrant à nos transporteurs « plus d’occasions que la somme individuelle des occasions qu’ils saisissent déjà ! Certes, cela n’efface pas les frontières, mais leurs contraintes sont alors diminuées.

Prenons le cas de la santé. Le fait de vivre dans une région transfrontalière fait que nous avons sans doute le plus grande densité d’infrastructures et de personnels de la santé par 1000 habitants, dans un rayon de 100 kilomètres à la ronde, en Amérique. Évidemment ce sont des systèmes différents du fait des frontières. Mais en cas de catastrophe majeure (que nous ne souhaitons pas évidemment) ne serions-nous pas capable de mobiliser toutes ces ressources pour répondre à l’appel ?

Prenons le cas de la langue. Le fait d’avoir accès à deux grands espaces linguistiques n’ouvre-t-il pas plus d’occasions que les contraintes que cela peut représenter pour les échanges ?

Ce ne sont que quelques exemples. Mais ils illustrent que le regard que nous portons sur notre région change la façon dont nous pouvons saisir les occasions qui s’offrent à nous de réussir ici.

Regardez notre région autrement. Le tout est plus que la somme des parties.

 

Lu 3254 fois Dernière modification le mardi, 12 janvier 2016 17:03
Cyrille Simard

Géographe, entrepreneur, maire de la Ville d'Edmundston et membre du groupe de travail sur les communications pour l'Équipe des chefs de file de l'Acadie des terres et forêts. 

 

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