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mardi, 20 septembre 2016 15:31

Se regarder le nombril autrement

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Tout le monde connaît le dicton « L’union fait la force ». D’aucuns diront que c’est une vérité de la Palice. Je n’ai jamais entendu quelqu’un contester cette affirmation.

Or, il s’agit bien là d’une déclaration capitale pour l’Acadie des terres et forêts. Elle fait partie de l’ADN du mouvement « Réussir Ici ». C’est ce que nous tentons d’impulser depuis déjà 2 ans sur l’ensemble de notre région.

Région transfrontalière, là où on multiplie les ressources
Dans tous les domaines, le simple fait d’établir l’inventaire des ressources (matérielles, humaines, financières, etc.) que nous possédons collectivement met en lumière un phénomène intéressant souvent négligé. Une région transfrontalière possède un avantage indéniable sur beaucoup d’autres régions qui n’ont pas cette caractéristique. C’est la multiplication des ressources. L’union fait la force.

Je vous donne un exemple parmi d’autres.

Récemment, j’ai survolé l’ensemble des occasions d’apprentissage universitaire qui sont offertes sur le territoire de la région et une fois de plus, j’ai été éberlué. Nous parlons ici principalement de 2 institutions : l’Université de Moncton – campus d’Edmundston et l’Université du Maine à Fort Kent. À cela nous pourrions également ajouter les capacités de l’Université du Québec à Rimouski qui pourrait facilement desservir le territoire en matière de formation continue.

Dans un contexte mondial où le capital humain est devenu la ressource première de toutes les entreprises et organisations, il est absolument étonnant de constater la quantité et la variété de l’offre de formation universitaire chez-nous, qu’elle soit à temps plein ou à temps partiel.

Et si on arrivait à une réelle synergie ?
Dans les filières de la santé, de l’administration, des affaires, de la foresterie, des sciences, de l’environnement, de l’éducation ou de l’informatique pour ne mentionner que celles-là, il est possible de compléter des diplômes de premier cycle (et parfois même de deuxième cycle) chez-nous. Certains de ces diplômes sont offerts en anglais et d’autres en français. Il existe même des possibilités d’échanges entre les institutions pour aider à compléter ces diplômes dans les deux langues ! Tout cela ici... chez-nous... à proximité de la famille et de notre milieu « naturel ». Et si on arrivait à mettre tout ce beau monde en synergie, combien d’autres occasions serions-nous capables de créer pour nos jeunes et nos moins jeunes ?

Et là, je ne vous parle pas encore des occasions en matière de formation technique et professionnelle, qui feront l’objet d’un autre billet un peu plus tard.

Se regarder le nombril peut être bénéfique
Chaque année, des centaines de jeunes de chez-nous vérifient les occasions qui s’offrent à elles et à eux afin de compléter des études postsecondaires. Trop souvent, ces jeunes regardent dans les grands centres et s’expatrient. Certains et certaines reviendront... d’autres jamais. Cet éloignement « temporaire » devient souvent « permanent ».

Pourtant de multiples occasions sont là. À leur portée. Ici même. Autour de leur nombril.

Il suffit peut-être de changer la façon de le regarder ?

Si on regardait son nombril en adoptant une autre posture. Si on le regardait avec une nouvelle perspective... plus synergique, plus inclusive, plus dynamique et plus moderne.

Ne serait-ce pas une façon aussi de regarder plus loin que le bout de son nez ?

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Cyrille Simard

Géographe, entrepreneur, maire de la Ville d'Edmundston et membre du groupe de travail sur les communications pour l'Équipe des chefs de file de l'Acadie des terres et forêts. 

 

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