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Cosse s'qui s'passe au nord du Maine, tu d'mandes?

Les Chanteurs Acadiens, groupe musical, ont été reconnus par le Maine Acadian Heritage Council pour avoir lutté depuis 1988 pour promouvoir la langue française au nord du Maine.

Voici un bref résumé de mon discours comme porte-parole des Chanteurs Acadiens à l'assemblée générale annuelle du Conseil d'Héritage Acadien du Maine (le français est écrit pas mal comme on parle che' nous):

«Les bonnes soeurs nous disaient qu'on parlait pas français, qu'on parlait plutôt tchuque jargon que personne d'autre comprenait. Pi on a cru ça! Après toute, c'était nos maîtresses d'école qui nous disaient ça.

Fast forward aux années 1970 à l'université du Maine à Fort Kent.

J'rencontre ma future femme, Lorraine. Elle était au collège à St-Basile. Ensuite, elle pi deux ou trois amies, sont parties pour Moncton pour aller à l'université, elle pour avoir un Certificat 5 en éducation.

Moué j't'aller la voir a Moncton. Le soir on sort avec un groupe de ses d'amis. Moué j'étais vraiment intimidé parce que j'trouvais que c'monde là parlait assez bien le français. So, j'ai pas parlé de la veillée.

Quand on sort de là, Lorraine pensait que j'aimais pas ses amis. J'y dis que je me sentais intimidé avec mon français d'Grand Isle. Lorraine dit, "On les voit encore demain soir. Dit cosse t'as à dire pi, si y’aiment pas ça, on s'en ira." Okay.

Comme défaite, le lendemain soir on sort avec la même gang. À un certain moment, j'ai faites une joke pi tout l'monde on rit comme des fous.

Pour moué, ç’a été mon moment d'Épiphanie. C'est le moment où j'ai enfin réalisé que d'autres mondes comprenaient mon français de Grand Isle.

Mais, you know, franchement, j'aurais dû réaliser que si Lorraine me comprenait, les autres devraient m'comprendre eux aut'es itou. Mais, cosse tu veux? Comme ben du monde, j't'ais convaincu que j'parlais tchuque jargon que personne comprennait ... Les bonnes soeurs nous avaient conté des mentries. Ça, c'était surprenant, j'vous garantit!

Bon, b'en là on fast forward encore une fois aux années 1990.

J'commence à écouter de la musique acadienne du Nouveau-Brunswick pi la Louisiane. J'trouvais qu'y sontaient chanceux que tchuqu'un chantait à propos de leu's culture pi leu’s che'eux: Cape Enragé, Lac Bijou, Petticodiac, Moncton, Rue Dufferin, etc. J'trouvais itou que c'était d'valeur que personne ne chantait à propos de nous aut'es.

So, j'ai écrit 5 ou 6 chansons. J'ai mis ça sur un CD pi j'envoyé ça a Jim Grandmaison, un vieil ami musicien de l'université. Jim a vraiment aimé mes chansons pi y m'dit de contacter Charlie Stewart.

Charlie m'invite à la pratique des Chanteurs Acadiens à Fort Kent. J'ai joué mes chansons pour eux autres pi y mon invité à les joindre.

La mission des Chanteurs Acadiens était de préserver les vieilles chansons françaises. Mais notre mission est devenue aussi de chanter à propos de notre culture, notre héritage, pi notre belle langue française.»

Pour plus d'information et le discours au complet: maineacadian.org

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lundi, 15 février 2016 16:35

I will not speak French in school

Comment se peut-il que beaucoup de Franco-Américains et Acadiens du nord du Maine parlent assez bien le français mais ne peuvent pas le lire ni l'écrire?

The answer might surprise you.

From 1918 to 1967 it was forbidden to speak French on school property in Maine. So, two generations of Maine Franco-Americans and Acadians did not learn to read, write, or speak French in school. When it was taught, it was as a foreign language. So, French becamed a language that was okay to speak at home, behind closed doors, but never in public.

Publié dans Blogue
      



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